AU COEUR DU TOMBEAU VIVEZ LA RESURECTION !

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AU COEUR DU TOMBEAU VIVEZ LA RESURECTION !

Message  emile7858 le Jeu 23 Juil - 9:08

Bonjour a toutes et a tous




Je m'appelle emile et je fais partie depuis quelques mois du comité de soutien au roman LA NUIT DU GOLGOTHA .

Nous avons crée ce comité afin d'organiser des séances de dédicaces , de lecture, conférences ETC.... dans le but de faire connaitre les deux volumes de ce superbe roman qui relate merveilleusement ce que furent les premières heures de cette nouvelle église qu'allait devenir le Christianisme suite a la résurection de Jésus Christ.

Notre comité a pris naissance après que des élèves de lycées privés de haute savoie qui avaient étudié le roman en salle de cours aient décidé avec l'accord de leurs profs d'en faire la promotion.

Ils ont obtenu un reportage sur France 3 Rhone alpes, diverses émissions de radio, de nombreux articles de presse et magazines, ainsi que le parrainage de la baronne Nadine de Rostchild.

Mais au lieu de vous faire un long discours sur le sujet , je préfère vous permettre de lire un passage du volume 2 qui vous donnera une bien meilleur idée du style .

Vous allez au cours de cette lecture pénétrer au coeur du tombeau et vivre la résurection comme un véritable reportage.

Qualifié de MAGISTRAL par la presse, vous pourrez si vous le désirez et nous l'espérons vraiment nous donner votre avis de lecteur bien sûr mais surtout de catholique .


EXTRAIT BONNE LECTURE



Les ténèbres ont finalement laissé place à la nuit. Une pluie fine et régulière alimente toujours les rigoles boueuses qu’un sol saturé ne peut résorber. Quelques ombres furtives se glissent par les ruelles glissantes que la lueur de rares torches fait parfois miroiter.
Au Golgotha, le spectacle est terminé. Se détachant à peine sur le ciel au gré des contrastes nuageux, les pieux de bois provoquent le regard pour quelques heures encore.
Dismas et Geslas ne sont déjà plus que souvenir. La fosse commune va digérer les restes des deux larrons. Qui s’est soucié aujourd’hui de ces deux pantins efflanqués, la tête pendant sur la poitrine dans un dernier rictus ? Barabbas peut-être !
Pour l’heure, le destin d’un autre, celui du milieu, ce roi des Juifs, ce prophète, ce fils de Dieu selon certains, va définitivement s’accomplir. Dans le silence d’un tombeau creusé dans le roc, la métamorphose commence. Derrière les paupières closes, le combat est engagé. L’homme cède la place au Dieu.
Tandis que les heures s’écoulent, que ses amis se lamentent honteux de cet abandon, que Judas se balance au bout de sa corde au-dessus de quelques pièces jonchant le sol, Jésus, enveloppé d’un suaire, repose sur une dalle de pierre glaciale.
Aujourd’hui, dans la fureur d’un ciel déchaîné, la peur est entrée dans le cœur des hommes. Nul doute que celui qui est mort sur cette croix, abandonné, humilié, trahi, était bien le fils de Dieu. Nul doute que ses paroles, ses actions, sa vie, étaient dictées par un esprit saint. Pour les disciples ce soir, il ne saurait en être autrement.
Les uns pleurent, les autres prient, il fait nuit dans leur cœur comme il fait nuit dehors. Ils se souviendront de ce jour jusqu’au dernier de leur vie. La peur du supplice leur a fermé les yeux.
– Lui ? Non, on ne le connaît pas !
Alors, ce soir, aucune route ne s’ouvre à eux, aucune clarté, aucune lumière, pas la moindre lueur. Tout, autour d’eux, n’est que désordre et désolation. La mort plane sur Jérusalem. Chaque goutte de pluie en a le goût. Le moindre souffle de vent est chargé de relents putrides. Les voici exposés à la face des hommes avec pour emblème l’étendard de la honte.
(Tous des lâches) Le remords, hélas, n’y peut rien changer. Ce qui est accompli ne peut être effacé. Le maître est mort, définitivement mort !
Là-bas, couché sur sa pierre, le corps de Jésus attend. Quel grand mystère a donc emporté cet homme qu’ils ne pouvaient entrevoir ? Vers quel monde est-il parti, ne leur laissant qu’un fardeau d’incompréhension ?
« Tout est consommé ! » C’est donc sur ces paroles que tout s’achève !
Chacun d’eux ignore ce qui se passe à l’abri de la lourde pierre qui obstrue l’entrée du tombeau. Ils ignorent que la prophétie telle qu’elle fut écrite se concrétise.
– Il ressuscitera le troisième jour !
Pour lui, le temps s’est arrêté. Les minutes, les heures ou les jours n’ont plus aucune signification. Sous le drap, pas un frémissement, pas le plus imperceptible signe de vie. La mort est victorieuse. Celui qui eut le pouvoir de ressusciter Lazare n’est plus qu’une enveloppe vide.
C’est du moins ce que pourrait penser quiconque aurait la possibilité de contempler le cadavre car contrairement à l’apparence, les forces en action sous l’impulsion d’une énergie céleste extrême, viennent de franchir le seuil du sanctuaire. Ce soir, au ciel, il n’y a personne. Dieu est à Jérusalem. Ce qu’il doit accomplir ici va changer la face du monde pour longtemps.
Son souffle envahit l’espace pour venir effleurer la surface du suaire. Un étrange ballet d’étincelles crépite en lucioles fugitives. Un silence sidéral s’impose alors que d’éphémères feux follets parcourent les parois du sépulcre. Au-dehors, tandis que les heures s’écoulent, rien ne transparaît.
La physique, les sciences, peuvent passer leur chemin. Ce qui se passe les dépasse. Prêtres, savants, docteurs, philosophes, ne quittez pas vos demeures, ne cherchez pas à affronter l’événement, vous n’êtes que des hommes, celui qui œuvre est un Dieu et vous n’y pouvez rien. Vous constaterez bientôt ; pour l’heure, contentez-vous de trembler.
L’énergie considérable contenue dans ce lieu pourrait faire éclater la planète comme une simple noix. Une chaleur intense se répand, portant la pierre au rouge. Invisible à l’œil, la source spirituelle se mêle au physique que la mort ne veut pas lâcher. Le corps reste toujours inerte. Elle doit pourtant le libérer. Sa place n’est plus ici. Ce cadavre n’en est pas un.
Le souffle divin s’intensifie, pénètre le drap, caresse le visage tuméfié, se répand sur l’ensemble du corps, un imperceptible tressaillement agite l’épiderme. La souffrance se réveille. Des plaies violacées suintent du sang frais. La sueur humidifie le lin qui plaque à la peau. Un tremblement nerveux agite l’ensemble des muscles quand un sifflement strident franchit les tympans.
C’est donc cela, la mort ? Cet insupportable supplice ! Le néant, lui, est de loin préférable. Le corps s’affaisse de nouveau inerte. L’esprit franchit la frontière de l’absence. Ici, on est bien. Mais un autre en a décidé autrement. Il faut revenir.
C’est d’abord une douce sensation de flottement, comme porté par les vagues d’océan, l’être revient à la raison. Rapidement surgissent d’intolérables douleurs musculaires raidissant le corps comme une statue de marbre. Les mains, les pieds, ne sont plus que souffrance. La fièvre brûle le cerveau. Du centre du tombeau, partant d’un point lumineux, des cercles concentriques s’élargissant en cônes montent vers la voûte. Un ciel lumineux cache la roche.
Comme lors des violents orages, des éclairs d’une intensité inouïe s’en échappent pour venir frapper le linceul. Des flashs violent les paupières closes. Un faisceau lumineux perce le front tandis que le suaire irradie une lumière blanche d’une telle intensité que les traits du visage s’impriment sur le tissu.
Le cœur propulse le sang de la nouvelle alliance à travers le réseau des artères et des veines faisant palpiter les tempes tendues comme une peau de tambour. Une soif intense d’eau, d’air, de vie, maintient ouverte une bouche aride. La perception du monde extérieur reste encore interdite. Si le corps reprend peu à peu l’aspect humain qui fut le sien, l’esprit lutte farouchement pour retourner au céleste boire encore et encore à la source originelle.
Tout le sépulcre baigne maintenant dans une fulgurante lumière blanche émanant du corps tout entier. L’esprit de Dieu infiltre l’homme, fusionne avec lui. Jésus devient Christ. Des effluves de vie se répandent sous le drap. Agressée par des milliards de fourmis, la chair n’est que souffrance. Les organes des sens transmettent l’information au cerveau. Chaleur, douleur, soif, fourmillements, s’unissent pour annoncer l’inimaginable. La mort s’enfuit. Elle vient de perdre la partie.
L’air s’engouffre, gonfle les poumons, la sueur coule dans la bouche qui retrouve le goût du sel. Les yeux s’agitent sous les paupières, signe d’un retour à l’activité intérieure. L’œuvre de Dieu est accomplie. L’aveuglante lumière perd peu à peu de sa puissance, semble se condenser, se métamorphose en vapeur fluorescente. Le noir du tombeau se mêle au silence. Un mouvement régulier soulève le suaire. Le dernier acte se joue. Il ne reste plus qu’à reprendre conscience, réaliser, admettre l’inconcevable.
Celui qui a dit à Lazare « Sors du tombeau » est de retour. L’esprit reprend sa place. Le corps s’anime. Un tourbillon de vent apporte la parole de Dieu qui ranime la flamme. Jérusalem s’éveille péniblement de cette pâque tourmentée. Plus rien, désormais, ne sera comme avant. Dans quelques heures, les femmes trouveront le tombeau vide. Le Golgotha, quant à lui, continuera encore longtemps à éponger sang et larmes.

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Re: AU COEUR DU TOMBEAU VIVEZ LA RESURECTION !

Message  Lantenac le Mer 29 Juil - 10:30

Bonjour Emile. Merci de participer à l'élargissement de notre culture. Smile

Pour répondre brièvement à tes questions:

Le style est effectivement sympathique, ça se lit bien. D'un point de vue Catholique, je retiens 3 choses.

- Le récit rend bien le fait que ce qui se passe est grand. Mais je trouve que c'est l'auteur en fait trop, et par ce trop il décrédibilise, dans le sens où Dieu, pour rendre la vie, n'a pas besoin de tous ses effets spéciaux.

- Ce passage me dérange : "l’esprit lutte farouchement pour retourner au céleste boire encore et encore à la source originelle."
Comment Dieu pourrait lutter compte lui-même ?

- "Jésus devient Christ". Christ signifie Messie, il est depuis toute éternité le Messie. Bien avant sa Résurrection donc, il me semble.

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